Allocution d'ouverture de l'Honorable Kwame Osei Prempeh, Procureur général adjoint et Ministre de la Justice adjoint de la République du Ghana

    Allocution de Bienvenue de l'Honorable Kwame Osei Prempeh - Procureur General Adjoint et Ministre de la Justice Adjoint a la 41ème Session Ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples Tenue au Centre des Conferences International d'Accra le 16 mai 2007

    Madame la Présidente,

    Messieurs les Commissaires de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples,

    Messieurs les Membres du Corps diplomatique,

    Messieurs les Ministres d’Etat et Membres du Parlement ;

    Monsieur le Premier Président de la Cour supérieure de justice,

    Messieurs les délégués,

    Distingués délégués

    Mesdames et Messieurs;

     Au nom de Son Excellence M. John Agyakum Kuffuor, Président de la République du Ghana, du gouvernement et du people du Ghana, j’ai l’honneur de vous accueillir tous à cette 41ème Session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

     Excellences, Distingués invités, Mesdames et Messieurs, cette occasion nous réunit par delà les continents et par delà les océans pour nous engager dans un dialogue devant aboutir à l’identification de solutions aux violations des droits de l’homme et des peuples sur notre continent. Ce forum constitue une opportunité unique de partage d’expériences de partage de nouveaux liens de partenariat, de renforcement les anciens et de renouvellement de notre engagement dans la cause qui nous a fait parcourir tous ces kilomètres, je veux parler de la promotion et de la protection des droits de l’homme en Afrique.

     Excellences, distingués invite, Mesdames et Messieurs,

    Le Ghana est fier d’accueillir la 41ème Session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui se trouve coïncider avec les célébrations de son 50ème anniversaire. En effet, le Ghana est engagé dans la promotion des droits de l’homme et de l’état de droit et nous pensons que la tenue de cette session ordinaire rapprochera les activités de la Commission de notre people et renforcera notre engagement à approfondir l’état de droit et la démocratisation dans ce pays.

     Comme vous n’êtes pas sans savoir, le Ghana a été le premier pays à se soumettre au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, ouvrant ainsi grand ses portes pour que d’autres pays africains évaluent sa performance dans le domaine de la protection des droits de l’homme et des autres piliers majeurs de la bonne gouvernance. Le Ghana a ainsi affiché son engagement à respecter et à promouvoir les principes de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Encore une fois, Mesdames et Messieurs, nos réalisations en matière de droits de l’homme sont connues de vous tous. Depuis l’indépendance, la Ghana a parcouru un long chemin dans sa lutte pour la défense de l’état de droit et pour la protection des droits de l’homme.

     En tant que nation, nous avons surmonté les défis subséquents à l’indépendance qui ont presque vu la destruction de l’état de droit et de la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Nous avons dû nous accommoder de notre histoire et nous pencher sur les violations passées en vue de réconcilier le pays à travers le Processus national de réconciliation. Nous avons entrepris tous ces efforts en tant que nation pour tracer vers la voie non seulement vers la totale libération des Ghanéens mais de tous les Africains.

     Aujourd’hui, nous nous enorgueillissons de la Constitution de 1992, loi fondamentale du pays répondant comparativement bien aux sept instruments centraux des droits de l’homme et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Notre Constitution garantit notamment le droit à la vie, le droit à la non-discrimination et à l’égalité, elle promeut le respect de la dignité des individus, elle garantit la liberté et la sécurité de la personne, la liberté de parole et la liberté d’association, le droit de détenir et de jouir de biens, au suffrage universel adulte, le droit à un procès équitable et le droit des individus à participer au processus politique. Nul doute que ces droits sont essentiels et que leur garantie et leur jouissance créent un environnement propice au développement de l’état de droit, à la démocratisation et à l’accélération du développement économique et social. Dans un souci d’éviter les conflits, la Constitution guide également les décideurs dans la formulation et la mise en oeuvre des droits et des politiques socioéconomiques en faveur de tous et pour le développement du pays.

     Excellences, Distingués invités, Mesdames et Messieurs,

     Il ne fait aucun doute que l’ordre du jour de cette session est important et approprié, en particulier en ces temps où l’Union Africaine s’est lancée dans un certain nombre de processus visant à renforcer les droits de l’homme et la démocratisation en Afrique. Je vous exhorterai donc à profiter de cette session pour vous engager effectivement dans des délibérations aboutissant à des décisions et des politiques concrètes et concertées tant pour le renforcement du travail de l’Union Africaine que pour la promotion des droits de l’homme sur l’ensemble du continent africain.

     Par ces mots, je vous souhaite cordialement la bienvenue à cette session et je vous souhaite des délibérations fécondes et positives tout au long de ces deux semaines. Pour ceux qui ont fait un long voyage, je souhaite que vous apprécierez ce pays, que vous vous trouverez le temps, malgré la charge de votre emploi du temps, d’explorer notre beau pays et que vous en retiendrez des souvenirs inoubliables.

     Je vous remercie.

     

     

     

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