Discours de Salamata Sawadogo, Ministre de la Promotion des Droits de l'Homme du Burkina Faso

Discours de Son Excellence, MME Salamata Sawadogo, Ministre de la
Promotion des Droits de l'Homme du Burkina Faso, au nom des Etats Membres de l'Union Africaine
48eme Session Ordinaire, 10 au 24 Novembre 2010

Excellence Mr. Edwards Gomez, Ministre de la Justice de la République de Gambie ;
Excellence Mme Julia Dolly Joiner, Commissaire aux Affaires Politiques de la Commission de  l’Union Africaine ;
Excellence Mme Reine Alapini-Gansou, Présidente de la CADHP ;
Honorable juge Gérard Niyungeko, président de la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples:
Honorable Mumba Malila , Vice-président de la CADHP
Honorable membre de la Cour Africaine
Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants du Corps Diplomatique ;
Excellence Mr Mahamane Cisse-Gouro, Représentant Régional du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme  pour l’Afrique de L’Ouest ;
Excellence Mr Musa Gasama Représentant Régional du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme pour  l’Afrique de l’Est et près l’Union Africaine;
Excellence Mr. Patrice Vahard, Représentant du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest ;
Excellence Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations Internationales ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Nationales des droits de l’Homme
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Non Gouvernementales,
Honorables Invités,

C’est avec un grand plaisir que je prends la parole au nom des Etats membres de l’Union africaine au cours de cette 48eme session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. En quittant cette institution que j’ai eue l’honneur et le privilège de présider de 2003 á 2007, je n’avais aucun doute que malgré des difficultés de tout genre, la CADHP pour promouvoir et protéger les droits humains. En effet, la fonction de Commissaire est un véritable sacerdoce qui nécessite un don de soi et une abnégation de la part des Commissaires. Vu aujourd’hui la détermination et les compétences de mes anciens collègues, je n’ai pas de doute que contre vents et marrées, la CADHP ira encore plus loin dans son rôle de conseil et de veille á l’endroit des Etats parties et des populations.

Honorables délégués,

Excellence, Mesdames et Messieurs ;

La marche de la CADHP vers l’idéal de la réalisation d’une culture des droits de l’homme en Afrique ne peut se faire sans la participation des Etats membres qui non seulement ont voulu son existence, mais qui se sont surtout engagés à mettre en oeuvre les dispositions pertinentes de la Charte africaine qu’ils ont tous ratifiée.

C’est donc le lieu de rendre hommage tout d’abord au Gouvernement et au Peuple Gambiens pour leur soutien inébranlable à la CADHP depuis son installation en Gambie en 1989. C’est aussi le lieu de remercier les Etats parties dans leur ensemble pour l’importance de plus en plus grandissante qu’ils accordent aux travaux de la CADHP. Cet intérêt qui s’est traduit ses dernières années par l’augmentation significative du budget de la Commission est le signe que la culture des droits de l’homme se renforce au sein de nos Etats.

Nos remerciements vont également aux ONG sans lesquelles, le chemin qu’a parcouru la CADHP depuis 1987 n’aurait eu le retentissement que l’on connait. En effet la jurisprudence de la CADHP s’est enrichie grâce aux soumissions des cas reçus de ces organisations. Tout progrès quel qu’il soit ne peut se réaliser que dans un climat de paix. Ainsi que le disait Feu Félix Houphouet Boigny, Premier Président de la Cote d’Ivoire, « la Paix n’est pas un mot, c’est un comportement ». Chacun de nous devra alors adopter ce comportement pour contribuer á la paix en Afrique.

Honorables délégués,

Excellence, Mesdames et Messieurs ;

Ainsi, la décision de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de dédier l’année 2010 à la paix et à la sécurité relève de l’urgente nécessité d’intensifier nos efforts visant à mettre fin aux conflits et à instaurer un climat de paix à travers le continent. Car sans la paix et la sécurité, notre continent ne saurait aspirer à une prospérité et un développement durable.

Conditions nécessaires et préalables au développement durable, à la démocratie et à la bonne gouvernance, la paix et la sécurité sont les principes fondamentaux à la base même du droit international et représentent les piliers sur lesquels a été érigée l’Organisation des Nations Unies, mais aussi l’Union Africaine dont l’Acte constitutif reconnaît que « le fléau des conflits en Afrique constitue un obstacle majeur au développement socio-économique du continent, et de la nécessité de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité, comme condition préalable à la mise en oeuvre de notre agenda dans le domaine du développement et de l’intégration». En pensant à ces situations, gardons à l’esprit que les victimes des conflits armés sont, pour la plupart, des femmes. Il s’ensuit donc que le sujet émis par la  Présidente de la CADHP, Mme Reine Alapini-Gansou; « droits humains de la femme en Afrique », mérite toute notre attention; surtout au moment ou l’on s’apprête à lancer la campagne pour la commémoration des 30 ans de la Charte Africaine.

Honorables délégués,

Excellence, Mesdames et Messieurs;

Chaque session de la CADHP contribue à avancer d’un pas vers l’idéal d’une culture des droits de l’homme en Afrique.

Comme l’a souligné dans son discours la Présidente de la CADHP la Commissaire Reine Alapini-Gansou, ce n’est pas un jeu de hasard si le premier mécanisme spécial établi au sein de la Commission est celui relatif aux droits de la femme en Afrique. En effet, la question d’une jouissance effective des droits de la femme en Afrique tout en tenant compte de nos valeurs demeure constante. Dés lors, je me joins à l’appel lancé par la Présidente à l’effet que tous les acteurs regardent dans la même direction pour faire des droits des femmes en Afrique une réalité.

C’est sur ce cri de coeur que je vous souhaite à toutes et à tous une bonne session.

Je vous remercie

Banjul, le 10 Novembre 2010
 

Links


Traduire la page

Contactez-nous

  • 31 Bijilo Annex Layout, Kombo North District
  • Western Region P.O. Box 673 Banjul
  • The Gambia
  • Tel: (220) 441 05 05, 441 05 06
  • Fax: (220) 441 05 04
  • E-mail: au-banjul@africa-union.org

ACHPR Newsletter

Subscribe to receive news about activities, sessions and events.
© 2014 African Commission on Human and Peoples' Rights