Discours du garde des sceaux, ministre de la justice, des droits de l’homme et des libertes publiques de la republique de côte d’ivoire, au nom des etats parties

    Excellence Monsieur le Ministre de la Justice, représentant S.E.M le Président de la République de la Gambie;

    Honorable Madame la Présidente de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples;

    Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres, Chefs de délégation des Etats parties à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples;

    Honorables, Mesdames et Messieurs les commissaires;

    Mesdames et Messieurs les représentants de la Commission de l’Union Africaine et de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples;

    Mesdames et Messieurs les délégués des Etats parties à la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples;

    Mesdames et Messieurs les représentants des institutions nationales des Droits de l’Homme;

    Mesdames et Messieurs les membres de la Société Civile engagée pour la promotion et le respect des Droits de l’Homme sur le continent africain;

    Mesdames et Messieurs des médias;

    Mesdames et Messieurs, tous en vos grades et qualités;

    Comme il est de coutume à chaque session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), cette importante institution donne l’occasion aux Etats parties à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de s’exprimer. Pour cette session, l’honneur me revient de prendre la parole au nom des Etats parties. Pour cela, je voudrais en mon propre et au nom du Président de la République de Côte d’Ivoire, Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), S.E.M Alassane Ouattara, exprimer toute ma gratitude à l’endroit de Madame la Présidente de la CADHP, l’Honorable Catherine Dupe Atoki, ainsi qu’à l’ensemble des délégués des Etats ici présents pour la grande marque d’estime portée à ma modeste personne et à la haute considération manifestée à l’égard de mon pays, la Côte d’Ivoire.

    Je voudrais également exprimer la gratitude de toutes les délégations des Etats ici présentes à la République de la Gambie pour son hospitalité et pour les commodités de séjours offertes aux délégués.

    Honorables Commissaires, Mesdames et Messieurs,

    Au moment où je prends la parole, de nombreux africains s’interrogent toujours et encore sur l’existence des Droits de l’Homme sur notre continent. Question légitime ou pas, mais question d’actualité tout de même. J’en veux pour preuve les exemples, hier de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau et du Nord Mali, et aujourd’hui de la Centrafrique qui attestent que le combat pour les Droits civils et politiques demeure une préoccupation sur le continent. Quant aux Droits économiques, sociaux et culturels, ils ne sont pas non plus en reste, vu les défis à relever dans la lutte contre la pauvreté que mènent nos gouvernements. Pour ce qui est des droits de la troisième génération, nos états ne sont pas non plus mieux logés. La lutte contre le réchauffement climatique, l’épineuse question du développement vert et le combat pour faire de notre univers un lieu habitable et transmissible aux générations futures sont illustratifs de ce que nos Etats doivent redoubler d’ardeur dans la recherche constante et renouvelée de solutions idoines.

    Mesdames et Messieurs,

    On le voit donc, les défis sont nombreux et multiformes. Pour en sortir, nous devons explorer les vertus de la solidarité africaine agissante et son énergie vitalisante. C’est pourquoi de tels fora sont à saluer, et je voudrais en remercier la CADHP et sa dynamique présidente, l’honorable Catherine Dupe Atoki, pour les occasions qu’elle nous donne de faire le point de la situation des droits de l’homme sur notre cher continent. Il reste entendu qu’il ne saurait y avoir de développement sans la paix, et donc sans le respect des droits humains. C’est le lieu de saluer l’action du bureau de la CADHP qui lutte sans merci et avec efficacité pour la promotion et la protection des droits de l’homme sur notre continent. Certes, il faut l’admettre, beaucoup reste à faire, mais beaucoup a été également fait en 25 ans d’existence de la CADHP.

    Quant aux Etats parties, il leur incombe de continuer les efforts visant à offrir à leurs populations de meilleures conditions de vie dans le respect de leur dignité d’êtres humains. Cela est un impératif auquel aucun gouvernement ne pourrait se dérober s’il ne veut guère trahir son serment envers son peuple. Et la Commission devrait travailler à aider les Gouvernements africains.

    Mesdames et Messieurs,

    Je ne saurais terminer mes propos sans faire un clin d’œil à nos gouvernements pour que des moyens conséquents et adéquats soient apportés à la Commission qui en dépit, je le sais, de ses maigres moyens, fait déjà du bon travail, comme je l’ai indiqué plus haut. Il nous appartient de l’aider et nous devons pouvoir le faire, sinon nous trahirons le serment des signataires de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, qui ont pris une décision courageuse le 27 juin 1981 à Nairobi, qui entendaient ainsi offrir à l’Afrique un mécanisme de protection des Droits des citoyens en vue d’un développement global et durable du continent.

    Je vous remercie de votre aimable attention! 

    Fait à Banjul, le 09 avril 2013

    Gnénéma Mamadou COULIBALY

    Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,

    Des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques

    REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE  

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