Bénin Bénin: Mission sur Prisons et conditions de détention, 1999

Rapport est disponible en:
  Anglais,   Portugaise
Dates:23 - 31 Août 1999
Session:26ème Session ordinaire
1 - 15 Novembre 1999. Rwanda
Mécanisme spéciaux:Rapporteur Spécial sur les Prisons et les Conditions de Détention
Commissaire: Emmanuel Victor Oware Dankwa

" Le Bénin a démontré, en acceptant de recevoir facilement le Rapporteur spécial dans un bref délai de solicitation d'autorisation, qu'elle prend ses obligations en tant qu'État partie à la Charte au sérieux et qu'il est impatient de collaborer avec la Commission dans leur effort commun de promouvoir et de protéger les droits de l'homme en Afrique.

J'ai visité les prisons et les centres de détention à Cotonou, Porto-Novo, Abomey, Parakou, Lokossa et Natitingou. Les visites de prisons, et en effet toutes les réunions, ont commencé par un bref compte rendu du mandat et des travaux de la Commission et comment ceux-ci justifient la mission instantanée. Un briefing par le personnel pénitentiaire aux questions du Rapporteur spécial a précédé une visite des locaux de la prison. Entrevues avec des détenus seuls ont généralement été le dernier événement important d'une visite en prison. "

Recommandations

Pour le Gouvernement

Le gouvernement du Bénin est d'être félicité pour les mesures qu'il a prises pour s'attaquer au grave problème du surpeuplement dans les prisons au Bénin. La construction de nouvelles prisons et les efforts continus dans la même direction est hautement louable. L'importance placée sur le respect et la protection des droits de l'homme est également digne d'éloges. La création d'une Division des droits de l'homme au sein du Ministère de la Justice est une étape positive. Les recommandations qui suivent sont faits pour renforcer les efforts du gouvernement en essayant de donner un sens à la jouissance des droits par les citoyens, les résidents et tous au Bénin.
  1. Le soin des besoins de santé des détenus devrait être accordée l'attention la plus urgente.
  2. Une mauvaise santé peut en partie résulter de conditions de détention, dont la surpopulation est un problème majeur. Tout en se félicitant le gouvernement pour la construction de nouvelles prisons, aussi l'option moins cher de la libération des prisonniers contribuera positivement à la solution du problème. Un comité, de préférence présidentielle, adapté à l'urgence de la question et l'importance que le gouvernement est perçu d'attacher au respect des droits, pourrait visiter les prisons pour conseiller le Chef de l'Etat et Président sur les détenus méritants l'amnistie. Ceux-ci peuvent inclure: détenus qui sont très vieux, malades ou faibles, ceux qui ont été en détention préventive pendant une longue période, ceux qui ont purgé une longue peine et ne semblent pas poser de danger pour la sécurité.
  3. La corruption dans la magistrature et la police sont des préoccupations qui devraient être abordés.
  4. L'éducation contre la justice populaire doit être initié et soutenu.
  5. La formation des gardes, comme envisagé dans le plan d'action national abordera la question de la bonne relation entre les prisonniers et les gardiens. Alors que de nombreux prisonniers ont témoigné de l'excellente relation de type susmentionné, les allégations de torture, illustrée à partir de ce rapport devrait être découragée et eliminé.Les gardiens devraient recevoir une éducation aux droits de l'homme afin qu'ils respectent les droits des prisonniers. Il est supposé que les prisonniers sont éduqués sur leurs devoirs et responsabilités. Tous leurs droits devraient également être portés à leur connaissance au moment de leur entrée dans les prisons.
  6. La quantité et la qualité de la nourriture pour les détenus est digne d'attention.

Profession médicale et juridique

  1. Les médecins sont encouragés à compléter les efforts du gouvernement des besoins de santé des prisonniers. Le travail bénévole par les médecins peut servir à cette fin.
  2. L'association nationale des avocats devrait s'assurer que ses membres s'acquittent de leurs obligations envers leurs clients en prison. Ils peuvent même envisager de fournir une aide juridique aux prisonniers.

Société civile

La Commission béninoise des droits de l'homme ainsi que des ONG travaillant dans les prisons sont encouragés à continuer. Ils doivent motiver les autres à les rejoindre. Ils devraient aussi envisager la création d'un organisme bénévole comme "Prison Fellowship" (Fraternité des prisons du Bénin) sous réserve de garantie contre les abus de prisonniers, qui va maintenir le contact avec les détenus indigents assignés en vue de les aider à trouver des solutions à leurs problèmes .


Communauté des donateurs

Assistance à la fourniture de soins médicaux et du transport aidera un pays en développement comme le Bénin qui est soucieux d'améliorer les conditions de ses prisonniers, après avoir pris les devants dans des domaines tels que la construction de nouvelles prisons et l'augmentation de l'allocation budgétaire pour chaque prisonnier.

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