Cameroun Cameroun: Mission de promotion, 1998

Rapport est disponible en:
  Anglais
Dates:13 - 19 Septembre 1998
Session:24ème Session ordinaire
22 - 31 Octobre 1998. Gambie
Commissaire: Emmanuel Victor Oware Dankwa

La mission a eu lieu 13 au 19 Septembre 1998, et a été conduite par le Commissaire E.V.O. Dankwa.

Conclusions et Recommandations


Croyant beaucoup au dialogue avec les gouvernements et non la confrontation, comme le fait la Commission, il est réjouissant de constater que ma visite a contribué à cette relation entre la Commission et le gouvernement. La croyance est que ce dialogue sera renforcé afin qu'ensemble nous puissions œuvrer au renforcement de la protection des droits de l'homme en Afrique en général et particulièrement au Cameroun.

Les suggestions et recommandations qui suivent, par conséquent, ne sont pas censés en aucune façon à remettre en question soit l'autorité ou à l'intégrité de la personne, un groupe de personnes ou une institution au Cameroun. Elles sont faites de bonne foi énoncées et pour le but qui vient d'être dit.

  1. Tout en notant et en félicitant le gouvernement du Cameroun pour toutes les étapes importantes qu'elle a prises pour la protection des droits du peuple du Cameroun depuis son Excellence le Président Paul Biya a pris ses fonctions, le gouvernement est encouragé à poursuivre sur cette voie. 
  2. Le Rapport d'Etat que le Cameroun a promis à la Commission est attendue avec impatience, et le gouvernement est encouragé à maintenir un contact étroit avec la Commission. Il ne faut pas hésiter à sensibiliser la Commission de toute difficulté qu'il peut rencontrer dans ses efforts de promouvoir et protéger les droits de l’homme.
  3. Tout en exprimant sa gratitude pour le papier détaillé sur les opérations de maintien de l'ordre dans l'extrême nord du pays qui m'ont été présentés au Ministère de l'Intérieur, des allégations des exécutions extra-judiciaires sont dignes d'enquête. Une liste des victimes présumées transmis par le Secrétariat de la Commission à moi, et remis par moi à la Ministre de la Justice pourrait être un point de départ dans une telle enquête.
  4. J'ai été réjoui par le contrôle sur la police présenté à moi par certains cercles officiels. Cependant, cette perception n'est pas partagée par tous les secteurs de la société au Cameroun. La perception inquiétant de constater que certains membres du Service de police sont une loi pour eux-mêmes est digne d'être confronté et traité.
  5. Le Cameroun offre un brillant exemple de comment il peut y avoir une unité en Afrique. Francophones et anglophones vivent dans l'harmonie et l'unité, et c'est comme cela devrait être. En effet, un anglophone, le mont. John Frundi a failli devenir le chef de l'Etat dans un état majoritairement francophone. La Commission n'est pas et ne peut pas comme une question de politique soutenir la déstabilisation de tout État Partie. Tous ceux qui sont décidés à ce cours doivent savoir qu'il n’y peut, par conséquent, être aucun secours de la Commission. Par contre, les moyens pacifiques et légaux pour la réparation des griefs de la marginalisation entendue dans certains quartiers en particulier en province du Nord-Ouest devrait être poursuivis. Le dialogue entre le gouvernement, les partis politiques et la société civile que le Ministre des Affaires étrangères a mentionné dans son exposé sur la situation des droits de l’homme au Cameroun devrait être maintenu en vie et employé pour faire face à tout mécontentement qui peut exister dans la province du Nord-Ouest ou n'importe où ailleurs dans le pays.
  6. La liberté d'expression que la presse écrite jouit doit être préservée et renforcée. De leur côté, les journaux devraient s'efforcer de présenter des éléments et des faits aussi précisément que possible.
  7. Il y a certainement pressions sur le temps des officiers d'investigation et je reconnais la nécessité pour des enquêtes minutieuses. Mais les efforts doivent être intensifiés pour compléter les enquêtes sur les personnes détenues durant la période des troubles violents en mars 1997, de sorte que leur procès peuvent commerces et que ceux qui sont innocents soient liberés.
  8. L'écart entre la loi et la pratique est généralement présente donc une attention constante doit être adressée à le combler en particulier dans le domaine des droits de l’homme.

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