CADHP/Res.157(XLVI)09: RESOLUTION SUR LA SITUATION GENERALE DES DROITS DE L'HOMME EN AFRIQUE [english]
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La Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, réunie en sa 46ème Session ordinaire, à Banjul en Gambie, du 11 au 25 Novembre 2009; CONSIDERANT les dispositions de la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples, celles de l’Acte Constitutif de l’Union Africaine et autres instruments juridiques régionaux et internationaux des droits de l’homme; RAPPELANT le mandat conféré á la Commission Africaine des Droits de l’Homme de promouvoir et de protéger les droits de l’homme en Afrique; CONSIDERANT que les objectifs de l’Union Africaine consistent entre autres á:
PREOCCUPEE par l’insécurité qui règne dans certains pays africains du fait de la pérennité des conflits armés et la résurgence des combats dans d’autres pays et notamment entre des groupes rebelles et les forces armées, au Soudan, au Tchad, en République Centrafricaine, en Somalie, en Erythrée et en République Démocratique du Congo (RDC); Ayant conscience de l’instabilité politique qui demeure encore dans certaines régions de l’Afrique due notamment aux changements inconstitutionnels de pouvoirs en particulier en République de Guinée et en Guinée Bissau; CONSIDERAN T que des violences postélectorales ont engendré des violations des droits de l’homme même dans les pays sans conflit et que les exécutions arbitraires et extrajudiciaires ont continué après les élections dans certains pays; PREOCCUPEE par la situation de crise provoquée par la remise en cause de l’ordre constitutionnel entrainant le climat de psychose dans certains pays comme la République de Guinée et la Guinée Bissau; CONSTATANT qu’au Kenya, en dépit des recommandations faites par la Commission d’Enquête Kriegler sur les Elections et la Commission d’Enquête du Juge Waki sur les Violences postélectorales, le Gouvernement d’Union nationale n’a toujours pas mis en œuvre l’ensemble des recommandations, notamment en ce qui concerne création du Tribunal spécial pour le Kenya, chargé de juger les auteurs de graves violations des droits de l’homme commises au cours des violences postélectorales; PROFONDEMENT PREOCCUPEE par la situationen Erythrée où plusieurs allégations d’arrestations arbitraires et de longues détention sans procès d’anciens ministres, de militaires, de membres du gouvernement, de membres de partis d’opposition, de journalistes et hommes de media ont été enregistrées et ce, en violation des dispositions de la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples; CONDAMNANT la constance et la gravité d es violations des droits de l’homme dans les zones de conflit et dont sont victimes les couches vulnérables de la société et notamment les femmes et les enfants; CONDAMNANT vivement les violations des droits de l'Homme commises par les forces rebelles contre la population dans les régions placées sous leur contrôle, y compris des exécutions des civils à la suite de jugements expéditifs rendus par des tribunaux d’exception, le pillage des populations et la pratique des enlèvements; PREOCCUPEE par les menaces et harcèlements subis par les défenseurs des droits de l'Homme et les journalistes qui dénoncent les violations des droits de l'Homme commises à l'occasion de conflits et par les multiples atteintes à la liberté d'expression; PREOCCUPEE par l’impunité qui règne dans ces pays:
Fait à Banjul, en Gambie le 25 Novembre 2009. |