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Commission africaine des droits de l'homme et des peuples

Communiqué de presse sur la ratification de la Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux déplacés internes en Afrique (Convention de Kampala) par la République du Congo


La Rapporteure Spéciale sur les réfugiés, les demandeurs d’asile, les déplacés internes et les migrants en Afrique, de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (la Commission africaine) a été informé de la ratification de la Convention de l’union Africaine sur la protection et l’assistance aux déplacés internes en Afrique (Convention de Kampala) par la République du Congo.

La  Rapporteure Spéciale, se réjouit de cette nouvelle initiative et adresse toutes ses félicitations au gouvernement de la République du Congo pour cet acte très important, pour la protection des personnes déplacés internes.

La Rapporteure Spéciale, saisie cette occasion pour remercier les vingt-deux(22)  états ayant déjà ratifiés la Convention de Kampala à savoir : l’Angola, du Benin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Gambie, de la Guinée Bissau, du Lesotho, du Mali, du Malawi, du Nigéria, du Niger, du Rwanda, de la République Arabe Sahraoui Démocratique, de la République Centrafricaine, de la Sierra Léone, du Swaziland, du Tchad, du Togo, de l’Ouganda, de la Zambie et du Zimbabwe.

Elle rappelle aux pays l’ayant signée , mais pas encore ratifié ; notamment le Burundi, les Comores, Djibouti, la République Démocratique du Congo, la Guinée Equatoriale, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Ghana, la Guinée-Conakry, le Liberia, le Mozambique, la Mauritanie, la Namibie, le Sénégal, la Somalie, Sao Tomé et Principe, le Soudan du Sud, la Tanzanie, et la  Tunisie ; qu’il est crucial de ratifier cette convention.

 En effet, au vue de la multiplication des conflits internes sur le continent ; il est plus que urgent pour les pays africains de prendre leur responsabilités en ratifiant les textes conventionnels garantissant une protection aux populations victimes des conflits et autres désastres naturelles, les forçant à abandonner leurs lieux de vie et devenir pour les uns des réfugiés et pour d’autres des déplacés internes.

La Rapporteure Spéciale saisit cette opportunité pour rappeler que les réfugiés, les demandeurs d’asiles, les personnes déplacés et les migrants sont des êtres humains vulnérables qui jouissent des mêmes droits que tous les autres et par conséquent doivent être traité avec dignité à travers une protection adéquate.